Presse - Détails

Les Privés ne traquent plus seulement l'adultère

2006-10-16


Dossier réalise par Cécile Chevallier
LE PARISIEN 16 Octobre 2006 - Extraits -

Les « privés » ne traquent plus seulement l’adultère.

FORMATION.
Loin des images sulfureuses des séries télé sur les détectives, les enquêteurs privés se battent pour être reconnus. La nouvelle licence professionnelle de l’université de Melun – Assas Panthéon Paris II - est un premier pas vers cette reconnaissance.

Les chefs d’entreprise nous engagent pour surveiller leur personnel, notamment dans le transport pour lutter contre les vols de fret. Et les sociétés nous chargent de retrouver des clients débiteurs. » Jean-Emmanuel Derny, de l’agence Roche Investigations dans les Yvelines, met à profit son passé d’ingénieur industriel : « Il effectue des missions d’infiltration chez les cols blancs.
Grâce à mon vécu, j’ai pu mettre au jour des affaires de concurrence déloyale par exemple. »
_ Les enquêtes pour les particuliers : elles restent les affaires les plus nombreuses. « Mais elles ont aussi évolué »


« La profession acquiert ses lettres de noblesse »
SERGE DINTROZ, procureur de la République
Depuis quelques années maintenant, Serge Dintroz, le procureur de la République au tribunal de grande instance de Melun, prodigue des cours à l’université de Melun pour les futurs enquêteurs privés. « J’interviens sur les libertés publiques, les droits fondamentaux, le droit pénal et les procédures pénales, détaille Serge Dintroz. Avec cette nouvelle licence professionnelle, la profession acquiert ses lettres de noblesse. Elle se retrouve encadrée sur le plan légal. L’objectif de ce nouveau diplôme est de casser l’image du détective “borderline”, qui pense que la fin justifie les moyens.
Les Nestor Burma, c’est fini. Les enquêteurs privés reçoivent désormais beaucoup de bagages pratiques
(NDLR : des techniques de filature…), mais aussi juridiques. Leur travail a vocation d’être valable devant les tribunaux. D’ici à quelques années, la logique voudrait que l’on utilise leur pôle de compétences : ni les policiers ni les gendarmes n’ont le temps et les moyens de s’occuper des affaires civiles et commerciales. On pourrait imaginer que le législateur utilise ce vivier de gens formés et structurés dans ce créneau vacant. »

« Retour


Détective privé | Entreprises | Particuliers | Déontologie | Rapports | Le métier | Presse | Liens | Contact | Mentions légales | Annuaires